Retour sur notre action "Café de la Résistance 49" contre le contrôle technique des 2 et 3 RM à Chemillé le samedi 25 juillet.

Dans le cadre de son action « Café de la résistance » la FFMC 49 organisait le 25 juillet 2026
de 10 H00 à 12H00 un rassemblement statique devant un centre de contrôle technique à Chemillé.
Cette action avait pour but d’inviter tous les propriétaires de véhicules cat L à se réunir de façon
conviviale autour d'un café et viennoiseries afin d’échanger sur le passage du contrôle technique
imposé brutalement par le gouvernement depuis 2024 et qui, loin de faire l’unanimité parmi les
motard(es) devient chaque jour un sujet de plus en plus clivant. Une quinzaine d’adhérents ont pu
ainsi échanger, rejoint au cours de l’opération par des possesseurs de cyclomoteurs et de voiturettes
qui eux aussi sont notablement impactés par cette mesure inique.
Le constat des échanges est sans appel et le pragmatisme l’emporte face aux pseudos considérations
sécuritaires sans fondement :
« Le CT est dispendieux et ne sert à rien ». La FFMC49 appelle au boycott, car contrairement à ce que
prétendent certains détracteurs du mouvement, le boycott fonctionne. 2/3 des contrôles sont «
forcés » par la vente.
Les chiffres de l’UTAC révélés en mai dernier montrent une réalité que le gouvernement ne pourra
plus ignorer : le boycott lancé par la FFMC est suivi. Sur les 1,2 million de véhicules contrôlés, près de
800 000 (soit les 2/3 du volume) n’ont passé l’examen que par obligation légale pour obtenir une
carte grise lors d’une transaction sur le marché de l’occasion.
Hors changement de propriétaire, une large proportion des motards reste solidaire du mouvement
et refuse de se soumettre à cette taxe déguisée. Cette contrainte administrative est mal vécue par
les motards.
Un sentiment de racket pour combler une inefficacité budgétaire de plus semble se dégager lors des
échanges.
Bien que le contrôle technique soit obligatoire depuis 2 ans, une majorité de motards refuse
de se soumettre à cette obligation. Cette résistance montre donc que l’opposition à cette contrainte
est bien plus large qu’on ne le croit. Ces chiffres témoignent d’un désintérêt massif et d’un refus de
cette réglementation.
Face à ce constat d’échec, la FFMC réaffirme que la sécurité des utilisateurs de 2RM passe par des
mesures réellement efficaces :
1. La formation des conducteurs et le partage de la route: les titulaires du permis A moto sont
formés à vérifier l’état de leur véhicule.
2. L’amélioration des infrastructures routières responsables de 30% des accidents mortels.
3. Le remplacement du contrôle technique par des mesures alternatives moins pénalisantes et
plus ciblées comme le permet encore la directive européenne 2014/45 sur le contrôle technique.
A noter qu’une pétition s’opposant à la mise en œuvre du CT2RM a recueilli à ce jour, près de
85 000 signatures et sera examinée par la Commission du Développement Durable de l’Assemblée
Nationale.

https://petitions.assemblee-nationale.fr/initiatives/i-3070

Conclusion.

Le combat de la FFMC porté par son antenne Angevine est celui du bon sens contre le profit et de la
liberté contre la contrainte inutile. Deux ans après, la mobilisation reste intacte. Plus que jamais, la
Fédération rappelle que la sécurité des motards passe par leur tête et leur équipement de protection
et non par un tampon sur une carte grise !